Une équipe de chercheurs de l'Université de Tel Aviv a publié un article démontrant que les plantes peuvent entendre. Plus précisément, les fleurs sont sensibles aux vibrations émises par le bourdonnement des insectes et jouent donc le rôle des oreilles. En effet l'équipe a constaté que le nectar de l'onagre est beaucoup plus sucré (jusqu'à 20%) lorsqu'on expose la plante à des enregistrements d'abeilles mellifères (0,2 à 0,5 kilohertz) ainsi que des sons à basse fréquence (0,05 à 1 kilohertz).

Onagre bisanuelle

L'équipe estime qu'un nectar plus sucré attirerait davantage d’insectes, ce qui pourrait potentiellement accroître les chances de réussite de la pollinisation croisée. Lors des observations réalisées sur le terrain, les chercheurs ont en effet découvert que les pollinisateurs étaient au moins neuf fois plus communs autour des plantes qui avaient été visitées par un autre pollinisateur au cours des six dernières minutes.

La voie est ouverte pour savoir si les plantes ont développé d'autres adaptations évolutives en lien avec les sons. De plus, il reste à comprendre quels sont les processus moléculaires ou mécaniques à l’origine de la réponse aux vibrations et à la production d’un nectar plus sucré.

Plus plus d'informations, consulter l'article de National Geographic

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